Colloque Tourisme et agriculture : Quels dividendes pour les jeunesses Africaines et Européens ?

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« Tourisme et Agriculture : quels dividendes pour les jeunesses africaines et européennes? »

 Abidjan le 28 novembre 2017

 Résumé du projet

 

Le sommet Union Européenne / Union Africaine prévu les 29 et 30 novembre 2017 permettra des échanges institutionnels entre les acteurs de la vie économique. Dans ce contexte, CHERPAA souhaite organiser un colloque sur le thème « Tourisme et Agriculture : quels dividendes pour les jeunesses africaines et européennes ?»

 

L’idée est de faire entendre la voix de la société civile au sens large et de formuler des propositions concrètes en matière de création d’emplois pour les jeunes africains mais également pour les jeunes européens.

 

Par ailleurs, au regard de l’importante épargne dont dispose la diaspora africaine dans le monde, CHERPAA promeut la création d’un fonds d’investissement de la diaspora ayant pour vocation de financer certains secteurs spécifiques. Cette rencontre pourrait marquer une étape supplémentaire dans la réalisation de ce projet.

 

Présentation de CHERPAA.. 3

« Tourisme et Agriculture : 4

quels dividendes pour les jeunesses africaines et européennes ?». 4

Contexte historique et économique. 4

Tourisme. 4

Agriculture. 5

Pour aller plus loin. 5

Principales recommandations du colloque des 2 & 3 octobre 2015. 6

Principales recommandations du colloque du 26 mai 2016. 7

Pré-programme. 8

Nous contacter…………………………………………………………………………………..10

 

Ils nous ont fait confiance ……………………….   …………………………………………11

 

 

 

 

Présentation de CHERPAA

 

 Objectifs, actions, partenaires

 

Pour mémoire, CHERPAA (Cercle Humaniste d’Engagement et de Réflexion pour l’Avenir de l’Afrique) est un groupe de réflexion rassemblant des cadres européens et africains issus du monde des entreprises, des grandes institutions internationales, de celui de la finance internationale mais aussi d’administrations centrales française ou étrangère.

 

Notre objectif est de produire et diffuser des propositions de solutions concrètes pour l’Afrique en matière de politiques publiques, tout en réfléchissant sur le long terme aux moyens et aux règles du développement économique et social en Afrique.

 

À noter que CHERPAA est un partenaire officiel de l’Union Africaine. À ce titre, CHERPAA attache une importance majeure à l’Agenda 2063 de l’UA en attirant l’attention sur les actions à entreprendre pour assurer que la première aspiration des Africains à une Afrique prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable.

 

CHERPAA dans le monde

Europe  France, Royaume-Uni

Afrique   Bénin, Côte d’Ivoire, Éthiopie,  Ghana, Kenya, Niger, Sénégal, Tchad

Amérique  États-Unis

« Tourisme et Agriculture :

quels dividendes pour les jeunesses africaines et européennes ?»

 Contexte historique et économique

 

Au début des années 1960, l’écologiste René Dumont écrivait « L’Afrique noire est mal partie ». Aujourd’hui, l’Afrique envoie de nombreux signaux encourageants. Au niveau économique, après quinze années d’une croissance moyenne à 5%, l’Afrique connaît depuis 2016 une croissance affaiblie même si ces signes d’essoufflement n’affectent pas tous les pays. Pour autant, la Banque Mondiale considère qu’il est urgent de lutter contre la pauvreté, notamment en améliorant la productivité des petits exploitants agricoles pour augmenter les revenus des populations rurales et réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne.

 

En 2013, le PIB global de l’Afrique représentait environs 4,45% du PIB mondial, soit l’équivalent du PIB de la France ou du Brésil au même moment. Dans le même temps, le taux de croissance de la population africaine est le plus élevé au monde, à 24,2 % en moyenne en 2015.

 

En 2017, les chefs d’États africains ont choisi la priorité suivante : « Exploiter le dividende démographique grâce à l’investissement dans la jeunesse ». En pratique, au-delà de la feuille de route que l’Union Africaine (UA) a adoptée, cette thématique pose principalement pour l’Afrique la question de la création d’emplois et de l’investissement sur la jeunesse. En effet, selon l’UA, les jeunes représentent plus de 70% de la population africaine et demeurent une de ses ressources les plus précieuses. Les experts considèrent que l’autonomisation de la jeunesse est essentielle pour opérer la transformation économique structurelle du continent.

 

Dans des proportions et avec des priorités différentes, l’Europe est elle aussi confrontée à l’enjeu de la création d’emplois de masse. Toutefois, contrairement à l’Afrique qui fait face à une croissance démographique dynamique, la croissance démographique de l’Union Européenne (UE) est l’une des plus faibles au monde selon Eurostat[1]. Le faible taux de natalité de certains états membres conduit même à envisager de repenser la politique migratoire européenne[2].

 

Dans un contexte de mondialisation et de lutte contre la pauvreté, l’Union Africaine et l’Union Européenne peuvent-elles vraiment coopérer efficacement en dépit de leurs intérêts parfois divergents ? Le tourisme et l’agriculture, à l’instar des infrastructures, constituent des secteurs dynamiques et prometteurs susceptibles de symboliser ces contradictions.

 

Tourisme

 

En matière de culture, l’Union Africaine, à travers l’Agenda 2063, mais également des institutions telles que la Banque Mondiale[3] et la Banque Africaine de Développement convergent pour considérer que le tourisme peut jouer un rôle décisif pour le développement ou plus précisément encore dans la réalisation des Objectifs de Développement Durables (ODD) des Nations Unies.

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l’année 2017 « Année internationale du tourisme durable pour le développement ». Pour autant, si le tourisme suppose la mise en valeur de l’environnement et du patrimoine, on peut se demander comment l’Afrique pourrait atteindre ses propres objectifs si une partie substantielle de son patrimoine culturel mobilier est hors du continent.

 

Par ailleurs, la Banque Africaine de Développement[4] rappelle notamment la nécessité de procéder à des politiques économiques spécifiques et une réglementation adaptées aux ambitions du continent, notamment en matière de visas et d’interconnexion. Quelle rôle d’ambassadeur et de financier la diaspora africaine peut-elle jouer ?

 

Agriculture

 

En matière d’agriculture, les enjeux sont vitaux et stratégiques à la fois. Il faut nourrir l’Afrique, créer des emplois, moderniser l’appareil productif et rester compétitif. Le rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique réalisé par l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique[5] dénonçait en 2013 principalement :

  • le faible niveau d’investissement en matière de recherche agricole, l’Afrique affichant la capacité la plus faible à l’échelle mondiale, avec à peine 70 chercheurs par million d’habitants (à la différence des États-Unis et du Japon qui en comptent 2.640 et 4.380, respectivement) ;
  • le coût prohibitif des engrais payés par les Africains comparativement aux Européens ou aux Américains ;
  • l’obsolescence des réglementations ;
  • le décalage entre le rôle actif des femmes et leurs droits réels.

 

Dans le même temps, la Banque Africaine de Développement considérait en 2016[6] que « L’agriculture constitue la principale source de revenus en Afrique, mais le fait que son potentiel n’est pas encore pleinement exploité explique en partie la persistance de la pauvreté et la détérioration de la sécurité alimentaire sur le continent, avec comme conséquence l’augmentation prévue du nombre de personnes touchées par la malnutrition en Afrique pour passer d’environ 240 millions d’habitants en 2014 à environ 320 millions à l’horizon 2025 ».

 

Pour aller plus loin

 

Qu’il s’agisse de l’agriculture ou du tourisme, les réflexions proposées par CHERPAA poseront de fait la question du financement et celle des infrastructures. S’agissant du financement, CHERPAA recommande la création d’une banque d’investissement de la diaspora susceptible de mobiliser l’épargne de celle-ci tout particulièrement en Europe. Quant aux infrastructures, il s’agit de l’une des cinq priorités de la BAD. En effet, les besoins du continent sont particulièrement conséquents[7]. Il s’agit d’une part de disposer des outils logistiques permettant d’optimiser non seulement le potentiel de développement en matière de tourisme et d’agriculture mais également de tous les autres secteurs à fortes potentialité. D’autre part, les investissements en matière d’infrastructure permettent notamment de favoriser la mobilité des individus et des acteurs économiques. Aussi, le transport, les technologies de l’information et de la communication (TIC) et les services en matière de santé, de recherche et d’éducation constituent des axes centraux au sujet desquels l’Afrique doit non seulement réaliser ses besoins mais également acquérir une expertise susceptible d’assurer son indépendance. Se pose donc la question de savoir comment l’Europe peut être un partenaire fiable et durable en dépit du rôle majeur joué par la Chine.

 

 

Principales recommandations

du colloque de CHERPAA

des 2 &3 octobre 2015

à l’Assemblée Nationale française

 

 

  1. Tester le concept d’économie circulaire à l’échelle locale (projet villes pilotes), en tirer les enseignements pour l’intégrer dans l’Agenda de développement 2063 de l’Union Africaine
  2. Adopter un traité au niveau africain sur la préservation des sols ainsi qu’un traité sur la transition énergétique pour la croissance verte
  3. Accélérer la création d’une Agence Africaine du Médicament.
  4. Instaurer un socle de protection sociale africain et mettre en place des organismes de sécurité sociale à envergure sous-régionale.
  5. Favoriser l’existence d’une gouvernance internationale de l’environnement incluant la création d’une juridiction spécialisée lors de la COP21, en proposant l’organisation d’une conférence mondiale en Afrique sur ce point à moyen terme. Une telle rencontre pourrait être précédée de l’Organisation préalable d’un sommet des chefs d’État de l’UA.
  6. Au-delà du simple transfert de technologie, solliciter et obtenir un financement de la recherche en Afrique lors des négociations de la COP21.
  7. Créer dans chaque région du continent un « institut de recherche et développement » spécialisé dans le domaine de l’efficacité énergétique. Cet institut regrouperait systématiquement 5 acteurs : entreprises, universités, banques locales, diaspora et une représentation de l’organe intergouvernemental sous-régional.
  8. Créer une « African silicon valley » par sous-région, avec des avantages fiscaux et des facilités d’installation pour les entreprises/entrepreneurs à caractère technologique.
  9. Instaurer des agences régionales africaines pour l’environnement.
  10. Faciliter la circulation des acteurs économiques entre l’Europe et l’Afrique.
  11. Encourager le développement d’alliances industrielles euro-africaines en matière de santé, d’énergie et de transport.
  12. Élaborer et mettre en place une législation visant à interdire l’exportation de véhicules d’occasion polluants vers l’Afrique.
  13. Améliorer l’efficacité de l’outil fiscal en garantissant un meilleur taux de recouvrement.
  14. Lancer un grand emprunt africain pour financer l’électrification totale du continent, ainsi que de grands chantiers d’infrastructure, de santé et de recherche.
  15. Instaurer une fiscalité continentale destinée à financer le fonctionnement de l’UA et certains domaines sectoriels prioritaires et parallèlement, affecter à des programmes d’aide au retour des migrants, via l’UE, des sommes actuellement destinées à l’UA.
  16. Créer une banque d’investissement de la diaspora.

 

 

 

Principales recommandations

du colloque de CHERPAA

du 26 mai 2016 à Lusaka

(en marge des Assemblées Générales de la BAD)

 

 

À propos de la jeunesse

 

  1. Mettre en place un service civique pour les jeunes Africains âgés de 18 à 25 ans (18 à 24 mois)
  2. Créer une « Silicone valley » africaine dans chaque sous-région
  3. Mettre en place des formations ou « école » de la deuxième chance pour les jeunes sans emploi, ceux qui travaillent dans l’économie informelle ou ceux qui n’ont pas eu de formation initiale – ces cours devraient améliorer leur alphabétisation, leur donner une expertise de base dans les TIC, l’agriculture ou l’économie verte
  4. Organiser un système d’échange pour les étudiants présélectionnés entre les universités africaines (comme le système Erasmus en Europe)
  5. Aider au retour des jeunes chercheurs africains dans le monde entier grâce à la création d’«Instituts de recherche et de développement» dans chaque sous-région

 

À propos des femmes

 

  1. Aider les femmes à acquérir les bonnes compétences et maitriser les technologies vertes
  2. Adapter les systèmes sanitaires aux réalités des femmes africaines
  3. Aider les femmes africaines à bénéficier de formations ou « école » de la deuxième chance pour celles qui en ont besoin, qu’elles travaillent dans l’économie formelle ou informelle
  4. Promouvoir l’égalité devant la loi

 

À propos de la diaspora

 

  1. Créer d’une banque d’investissement de la diaspora

 

Pre-programme

 

9.00- 10.00

Discours d’ouverture du colloque

10.00- 10.30

Pause café

10.30- 12.30

Conférence #1 – Culture & tourisme

Résumé

L’Europe et particulièrement la France jouissent d’une expertise dont l’Afrique peut bénéficier dans le cadre d’une saine relation économique. L’Afrique dispose d’un potentiel touristique exceptionnel et la restitution de son patrimoine culturel matériel constitue un enjeu majeur.

 

Chiffres

Le tourisme représente pour l’Europe un secteur économique majeur. Selon l’OMT, en 2014 ce secteur représentait 563 millions de visiteurs[8] et 383 milliards d’Euros de recettes[9]. La France à elle seule reste la première destination touristique au monde avec 85 millions de visiteurs en 2015. Selon le gouvernement français[10], la France a accueilli au titre de cette même année 67 millions d’Européens, soit l’essentiel de ses touristes. Par ailleurs, la consommation touristique intérieure représentait en 2015 près de 160 milliards d’Euros, soit plus de 7,2 % du PIB. En outre, les secteurs d’activités caractéristiques du tourisme représentaient près d’1,27 million de salariés. Enfin, les régions françaises ont perçu près de 64 millions d’euros en taxe de séjour et taxe forfaitaire en 2014.

 

Contexte et Enjeux

Les performances exceptionnelles de la France peuvent s’expliquer par la diversité et la beauté du patrimoine géographique, par la richesse du patrimoine historique mais également par la qualité des infrastructures (transports, hôtellerie, parcs d’attractions etc).

 

Alors qu’une partie substantielle du patrimoine culturel matériel africain est en dehors de l’Afrique, ce continent doit réaliser son potentiel en matière de tourisme. Le 26 août 2016, le président de la République du Bénin, M. Talon, a demandé à la France la restitution de biens culturels qui ont été subtilisés pendant la colonisation du Dahomey. Ces trésors sont à ce jour logés dans des musées français alors qu’ils ont pour le peuple béninois une valeur patrimoniale et spirituelle exceptionnelle. La quasi-totalité des pays africains se trouve dans la situation du Bénin.

 

« Il est évident que le tourisme constitue l’un des secteurs les plus prometteurs pour le développement en Afrique et qu’il offre des possibilités certaines pour encourager le développement inclusif, renforcer la participation de la région à l’économie mondiale, et générer des revenus permettant d’investir dans d’autres activités, y compris la préservation de l’environnement et de la culture », déclare Taleb Rifai, secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), dans le rapport Africa Tourism Monitor.

 

« Pour les pays africains qui cherchent à soutenir et à relever les niveaux de croissance, le tourisme peut être mis à contribution à travers des initiatives conjointes entre les secteurs public et privé, visant la croissance, la création de richesse et une prospérité partagée », Gaiv Tata, directeur du développement des secteurs privé et financier de la Banque mondiale en Afrique dont le département a élaboré le rapport.

 

Programme définitif et liste des intervenants

Heure Intitulé de la rencontre Intervenants
13.30-13.50 Enregistrements des participants
14H-14H 45 Mots d’ouverture – M. Parfait KOUASSI : Premier Vice-Président de la CCI-CI
– Liévin FELIHO : Président de CHERPAA
– M. Noel Akossi BENDJO : Maire du Plateau
– M. Dramane HAIDARA :Représentant régional de l’Organisation Internationale du Travail Représentant du Premier Ministre de Côte d’Ivoire (à confirmer)
Allocution de Son Excellence Mme
– Son excellence Mme Josefa Leonel CORREIA SACKO : Commissaire de l’Union Africaine en charge de l’économie rurale et de l’agriculture 
15H-16H 00 Tourisme: quelles priorités pour une croissance inclusive et créatrice d’emplois? – Mme. Oley DIBBA-WADDA: Director of Human and Social Development (BAD)
– Dr René KOUASSI: Directeur des affaires économiques (Union Africaine)
– M. Brice LODUGNON : Directeur Général ECP Investments (bureau d’Abidjan)
– M. Jean-Marie SOMET : Directeur Général de Côte d’Ivoire Tourisme (à confirmer)
 M. Olajide ADEOMLA : Division jeunesse de (Union Africaine)
16H15-17H15 Transformation de l’Agriculture: au-delà des principes, quels priorités et outils pour l’emploi? M. Hamet AGUEMON: Senior Partner of SouthBridge
– M. Amadou BAH : Directeur Général de SOURX MALI
– M. Alain-Yves ATCHIN-KOUASSI : Chef économiste de la Chambre d’agriculture
– Mme. Sylvie COGNEAU (direction de l’internationale et de l’université BPI France)
– M. Christophe KOREKI: Directeur Général de PALMCI
– Donald NZORUBARA: Senior investment officer SFI Banque Mondiale (à confirmer)
17H30-18H00 Mots de clôture – M. Liévin FELIHO : Président de CHERPAA
– Mr. Edson MPYISI: Chief Financial Economist in the agriculture department (BAD)
– M. Tizié YORO BI : Président Union des Entreprises Agricoles et Forestières (UNEMAF)
– Mme. Francine MUYUMBA: Présidente de l’Union Panafricaine de la jeunesse

 

 

Résumé

L’Afrique et l’Europe ont en matière d’agriculture des objectifs différents mais potentiellement convergents. Des partenariats sont donc possibles dans le cadre d’une lutte contre la pauvreté. Les négociations ACP/UE doivent s’inscrire dans ce cadre et les société civiles africaines et européennes doivent être entendues.

 

Chiffres

L’agriculture est un levier majeur de lutte contre la pauvreté en Afrique. Selon la BAD[11], l’agriculture constitue la principale source de revenus en Afrique bien que son potentiel soit sous exploité. L’Afrique fait face dans ce domaines à plusieurs enjeux majeurs dont notamment : la régulation de la malnutrition qui devrait passer de 240 millions de personnes en 2014 à 320 millions en 2025 ; la diversification des exportations pour permettre de faire face aux fluctuations du prix des matières premières ; l’augmentation de ses propres besoins du fait de sa croissance démographique ; la limitation des importations nettes de produits alimentaires qui devraient passer de 35 milliards en 2015 à 110 milliards en 2025.

L’Union Européenne est la 2ème puissance agricole mondiale. Elle représentait en 2014 une production agricole équivalente à 405 milliards d’Euros dont 73 milliards pour la France et 51 milliards pour l’Allemagne, 50 milliards pour l’Italie et 42 milliards pour l’Espagne[12]. Les exportations de produits alimentaires de l’Union représentaient 118 milliards d’euros en 2013.

Contexte et Enjeux

L’Afrique doit réaliser son autosuffisance alimentaire. Au regard de ses besoins et de ces défis, CHERPAA considère que des partenariats techniques gagnants-gagnants peuvent être encouragés avec les principaux acteurs européens notamment sur les enjeux d’industrialisation, de technologie (y compris transferts de technologie) et de recherche. La renégociation des accords ACP/UE ne saurait créer un cadre permettant de pérenniser la pauvreté et l’insuffisance alimentaire en Afrique. Dans ces conditions, la sensibilisation des acteurs publics, l’implication de la diaspora africaine mais également des sociétés civiles africaines et européennes doivent être favorisées.

Les orientations stratégiques déterminées par l’Afrique en matière d’agriculture et en faveur de la création d’emplois dans le cadre du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique(PDDAA)[13] et des Engagements de Malabo commandent une mobilisation de tous les acteurs africains et partenaires habituels du continent qu’ils soient publics ou privés. Par ailleurs, des financements innovants sont nécessaires. La recommandation de CHERPAA en vue de la création d’une banque d’investissement mobilisant l’épargne de la diaspora africaine prend tout son sens.

 

Axes principaux de réflexion Intervenants potentiels
–  État des lieux PPDA et engagements de Malabo

–  Les investissements en matière de R&D dans le secteur agricole

–  Le prix des engrais

–  La modernisation de l’agriculture

–  L’adaptation des réglementations

–  La compétitivité

–  Le rôle des femmes

–  Le financement par la diaspora

–  Infrastructures

 

–  Représentant de l’Union Européenne et de l’Union Africaine

–  Représentant de la BAD

–  Représentant de la FAO

–  Représentant de la Banque Mondiale et de la SFI

–  Représentant de la CNUCED

–  Acteurs publics/privés de l’agriculture en Europe et en Afrique

–  Représentants de la société civile et de la diaspora

 

17.00

Cocktail de clôture

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