Penser le développement autrement, pour mieux penser l’Afrique de demain

Au delà du choix entre intégration et coopération dans les années 60 et de la promotion de la démocratie dans les années 2000…

Au lendemain des premières indépendances, les Africains devaient penser l’Afrique dans un contexte global orienté vers les enjeux politiques à travers la Guerre froide. Ainsi, en 1963, surmontant l’opposition entre partisans du fédéralisme et partisans d’une Afrique des États (intégration), l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) voyait le jour avec pour objectifs principaux, notamment la solidarité entre les États et l’élimination du colonialisme (article 2 de la Charte de l’OUA).

En 2002, l’Union Africaine choisissait prioritairement la promotion de la démocratie et la convergence en matière économique (article 3 de l’acte constitutif de l’Union Africaine du 11 juillet 2000).

… CHERPAA propose en 2013 une voix africaine nouvelle de la société civile pour penser le développement dans un monde ouvert

Le Cercle Humaniste d’Engagement et de Réflexion sur l’Avenir de l’Afrique (CHERPAA) est une initiative de cadres originaires d’Afrique mais basés en Europe et aux États-Unis qui se sont associés à d’autres Africains établis sur le continent pour relever dans la foulée du cinquantenaire de l’Union Africaine un double défi :

– produire et diffuser des propositions de solutions concrètes de long terme en matière de politiques publiques concernant l’Afrique (en matière de développement économique et social, d’idéaux démocratiques et humanistes, de connaissance de l’homme et de son environnement)

– contribuer à faire de l’Afrique une force de propositions en matière de développement.

 

Un engagement fort et un cercle ouvert

CHERPAA réunit des membres qui expriment, par leur engagement, une adhésion à l’idée selon laquelle le développement de l’Afrique constitue un enjeu majeur. Ces membres partagent l’idée que ce développement nécessite la création d’une dynamique initiée par des Africains ou des personnes originaires d’Afrique. Toutefois il ne s’agit pas d’un critère exclusif et notre organisation reste ouverte à tous ceux qui, africains ou non, souhaitent contribuer au développement réel du continent.

Ce cercle de réflexion peut mener des actions de coopération économique et culturelle concourant à l’essor du pluralisme et de la démocratie en Afrique. En termes de moyens, l’action de CHERPAA s’articule autour de groupes de travail, réunissant des représentants de la société civile (intellectuels, universitaires, experts, responsables d’entreprises, personnalités qualifiées, etc.).

Enfin, tout en tenant compte de l’amélioration des performances économiques du continent (prévisions de croissance de 4,8 % en 2013 avec de fortes disparités entre sous-régions), les membres de CHERPAA ne perdent pas de vue qu’entre 2003 et 2012, une dizaine de pays sur cinquante-quatre ont connu des crises politiques graves ou des guerres civiles, et que la majorité des casques bleus des Nations-unies y sont déployés, parfois depuis plus de dix ans. Au regard de l’éventail des possibles particulièrement large, les membres de CHERPAA, africains ou non, expriment par leur engagement, leur attachement à l’Afrique, leur confiance en sa population, en son avenir, et leur conviction que le développement n’a de sens que pour servir l’Homme.

Une ambition, une conviction, un parti pris et une méthode

– Une ambition : remettre l’Homme au centre de la réflexion sur le développement en Afrique
– Une conviction : Penser l’avenir de l’Afrique c’est comprendre le monde actuel mais également repenser la relation Europe/Afrique

Comprendre le monde à partir d’une prise de conscience

CHERPAA considère qu’une démocratisation des instances de gouvernement mondial favorise le dialogue entre les peuples et ne peut que profiter à l’avenir de l’Afrique. L’ambition soutenue par les pays africains et par certaines puissances économiques telles que la France, de réformer les fondements de la gouvernance mondiale doit être encouragée. Même si le G 20 contribue à une meilleure coordination économique et financière, de considérables marges de progrès existent concernant l’action de cette instance en matière sociale.

La Déclaration du Millénaire adoptée par l’Assemblée générale des Nations-unies du 13 septembre 2000, retient que le principal défi des États membres est de « faire en sorte que la mondialisation devienne une force positive pour l’humanité tout entière ». Cet objectif suppose selon les membres de CHERPAA que l’Afrique puisse décider librement de sa conception du développement ainsi que des outils qu’elle juge nécessaires audit développement.

Les membres de CHERPAA contribuent, dans l’intérêt de l’Afrique, à enrichir les initiatives d’institutions telles que celles de la Banque Africaine de Développement (BAD) et notamment sa « stratégie décennale pour la période 2013-2022 » axée sur la croissance inclusive et la transition vers la croissance verte. Dans le même esprit, CHERPAA s’emploie à imaginer, notamment avec l’Union Africaine et l’Union Européenne, une contribution à la réflexion sur un cadre de développement possible pour l’après-2015. Ce travail s’oriente vers « une action mondiale pour un avenir inclusif et durable ». Ainsi, les engagements de CHERPAA visent à favoriser l’intensification des progrès déjà réalisés par l’Afrique dans le cadre des objectifs du millénaires pour le développement (OMD) tels que la pauvreté extrême et la mortalité infantile ; la santé maternelle ; l’incidence du VIH/sida et du paludisme ; l’enseignement primaire universel ; la lutte pour l’égalité hommes/femmes etc.

Une voix de la société civile pour contribuer à repenser la relation Europe/Afrique

Issus d’administrations centrales française ou étrangère mais aussi du monde des grandes institutions internationales (Banque Mondiale), du monde financier (Goldman Sachs, BNP Paribas …). CHERPAA regroupe également des chefs d’entreprises et des créateurs d’entreprise. Nous souhaitons produire et diffuser des propositions de solutions concrètes pour l’Afrique en matière de politiques publiques. Il s’agit pour nous de réfléchir, sur le long terme, aux moyens et aux règles du développement économique et social en l’Afrique.

Par ailleurs, au regard de la proximité géographique entre l’Europe et l’Afrique d’une part et des performances économiques respectives, CHERPAA considère que la question du développement de l’Afrique ne peut être dissociée de celle relative à la relance économique de l’Union européenne. Ce faisant, CHERPAA contribue à favoriser la rénovation du rapport concernant le développement de l’Afrique, en Afrique et dans le monde.

Un parti pris : éviter le piège l’immédiat
Au moment où l’on célèbre le 50ème anniversaire de l’Union Africaine sur fond de mondialisation, de questionnements sur la capacité de l’Afrique à devenir un « continent émergent » d’une part et de crise de confiance dans certaines instances de gouvernement au niveau international d’autre part, nous pensons nécessaire de prendre le temps de penser l’avenir de l’Afrique pour contribuer à assurer et structurer son développement.

Une méthode
Les propositions portées par CHERPAA résultent du débat d’idées et de la recherche. Elles sont le produit d’une méthode d’analyse rigoureuse et critique consolidée par l’étude d’expériences pertinentes menées en Afrique ou hors d’Afrique.

CHERPAA initie ou prend part à des réflexions ou actions susceptibles de contribuer à des évolutions positives dans les changements structurels concernant l’Afrique et/ou les Africains. Ces changements portent sur les enjeux démographiques, environnementaux, techniques, industriels, sanitaires, culturels, sociaux et ont pour conséquences d’améliorer les conditions de vie des populations africaines.

CHERPAA adresse ses préconisations à l’ensemble des acteurs africains et non africains susceptibles d’influer sur la situation politique, économique, sociale et environnementale de l’Afrique.

CHERPAA formule des recommandations en matière environnementale.

Un think tank novateur : faire de l’Afrique une force de propositions pour l’après 2015

Novateur par sa composition: une coopération entre Européens d’origine africaine, Européens, Africains établis en Occident et Africains du continent
Novateur par son fonctionnement: des expertises africaines et non africaines au service de l’Afrique pour mener une réflexion libre et rigoureuse en faveur des politiques publiques

Porter des propositions résultant du débat d’idées et de la recherche.

  • Organisation de conférences débats
  • Organisation de réunions thématiques d’experts
  • Prise en compte des expériences pertinentes menées en Afrique ou hors d’Afrique.

S’articuler autour de groupes de travail, réunissant des représentants de la société civile (intellectuels, universitaires, experts, responsables d’entreprises, personnalités qualifiées, etc.).

Prendre en compte des expériences pertinentes menées en Afrique ou hors d’Afrique.

  • Adresser ses préconisations à l’ensemble des acteurs africains et non africains susceptibles d’influer sur la situation politique, économique, sociale et environnementale de l’Afrique.
  • Contribuer à favoriser la rénovation de la conception du développement de l’Afrique, en Afrique et dans le monde.
  • Contribue par son action à changer le regard sur l’Afrique.
  • Formuler des recommandations lors de la définition des objectifs du développement post 2015
  • Formuler des recommandations lors de la conférence sur le climat de 2015 à Paris

Novateur par ses objectifs : une méthode rigoureuse, une stratégie claire, une réflexion libre et objective

  • à court terme : engager une réflexion à travers des conférences débats, des rencontres thématiques et la production de notes
  • à moyen terme : être une voix efficace de la société civile afro/européenne en 2015

contribuer dans l’intérêt de l’Afrique, à enrichir les initiatives institutionnelles comme celles de:

  • la Banque Africaine de Développement (BAD): «stratégie décennale pour la période 2013-2022 » axée sur la croissance inclusive et la transition vers la croissance verte.
  • l’Union Africaine: agenda 2063
  • l’Union Européenne: «une action mondiale pour un avenir inclusif et durable » une contribution à la réflexion sur un cadre de développement possible pour l’après-2015

publier un livre blanc
sensibiliser sur l’utilité du développement de l’Afrique pour l’Afrique et pour l’Europe

  •  à long terme : refuser le piège de l’immédiat

concernant le développement en général

  • mettre l’Homme au centre de la réflexion
  • le développement : une urgence pour le Sud, un ressort pour le Nord